Une goutte d’eau, un Océan

En dépit des espoirs nés de récentes découvertes scientifiques, la sclérose en plaques reste officiellement une énigme. Les pratiques de soin se limitent au domaine des traitements symptomatiques administrés par le secteur de la neurologie ; elles sont lentes, très partielles, risquées (tant la chimiothérapie que la corticothérapie ou l’interféron provoquent des effets indésirables parfois graves) et elles sont onéreuses.

En France, la recherche médicale est le pré carré des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à prix d’or les produits porteurs d’espoir pour tant de malades impatients.
Or une découverte considérée comme remarquable à l’étranger (reconnue par l’académie de médecine en Italie depuis juin 2010 et objet d’études à grande échelle au Canada, aux États-Unis et ailleurs) demeure symptomatiquement ignorée des médecins français et des pouvoirs politiques en charge de la santé publique. Pourtant, elle bouscule l’ignorance officielle sur une pathologie que Charcot avait déjà osé mettre en lien avec l’angiologie. Il s’agit de l’hypothèse d’une sclérose en plaques de nature veineuse.

Étudiée par le Professeur Zamboni, elle est connue sous le nom de « Chronic cerebrospinal venous insufficiency » (CCSVI) ou en français « insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique » (IVCC).

« Le Docteur Zamboni, propose une explication simple et rationnelle concernant le développement de la maladie… Le Docteur Zamboni observe que dans une proportion très importante des cas de sclérose en plaques examinés, le réseau veineux drainant le cerveau est modifié par des rétrécissements (sténoses).

De fait, la modification hémato dynamique en découlant fragiliserait la barrière hémato-encéphalique (BHE), la rendant plus poreuse au sang et à ses composants, qui normalement ne pénètrent pas dans le système nerveux central (SNC). Les dépôts de fer trouvés dans les zones d’inflammation trouveraient là leur origine, et ce phénomène permettrait finalement le passage des lymphocytes détériorant la myéline… Une des solutions thérapeutiques envisagées serait de rétablir le débit veineux normal… »

Les examens préalables consistent par exemple à vérifier le débit sanguin dans les veines jugulaires irrigant le cerveau via un écho-doppler et à préciser le diagnostic au moyen d’IRM veineuse cérébrale associée à une IRM veineuse des vaisseaux du cou, autant d’examens indolores et rapides.

Si cette piste à l’étude depuis peu de temps se confirme, on s’orienterait alors vers des traitements inoffensifs (angioplastie) et beaucoup plus économiques pour la sécurité sociale. Seulement la cupidité de l’industrie pharmaceutique n’y trouverait aucun intérêt ; son intérêt n’étant pas celui des malades. Et c’est la logique de l’une qui gouverne les autres. Voilà pourquoi, une fois de plus, la France est à la traine : les labos ne sont pas disposés à financer une recherche médicale qui ne leur assure pas un avenir commercial assez juteux.

Du côté des associations officielles de malades, c’est le même silence-radio. Il faut savoir que leurs principaux sponsors sont souvent des géants de l’industrie pharmaceutique…

En réaction à ce verrouillage national, des sites et des forums libres ont spontanément éclos sur internet pour tenter de briser l’insupportable censure. Les malades y débattent entre eux et avec des médecins. Des témoignages de personnes opérées aboutissent aux mêmes constats : nette amélioration générale, augmentation de la capacité respiratoire, diminution radicale de la fatigabilité, résolution spectaculaire des problèmes urinaires (en particulier les mictions impérieuses). Certaines vidéos y montrent même des gens se levant progressivement de leur fauteuil roulant.

Actuellement, des malades confrontés à l’inertie hexagonale partent ailleurs en Europe, voire en Asie pour des interventions souvent chèrement monnayées par des organismes mercantiles. C’est donc maintenant un devoir civique pour les malades, leurs familles et leurs amis d’interpeller le corps médical et les médias, et d’exiger que le gouvernement français ordonne enfin une étude sérieuse sur la relation de l’insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique avec la sclérose en plaques.

SOURCE : LE MONDE – par Lily Maie Lang, Chronique d’un malade chronique

>> du dit et redit, mais ca le mérite bien..

 

Publicités
Cette entrée a été publiée le 9 décembre 2010 à 22 h 53 min et est classée dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :