Isabelle caro

Son visage restera à jamais gravé dans nos mémoires. Comment oublier cette silhouette émaciée, ce regard bleu perçant et inquiet? Livrée à un combat contre l’anorexie depuis l’âge de douze ans, Isabelle Caro avait défrayé la chronique en 2007, pour une campagne choc réalisée avec la marque Nolita. Elle y dévoilait son corps décharné, sans artifices, dans toute la cruauté de sa maladie. Elle est morte le 17 novembre dernier, dans le plus grand secret, selon le quotidien suisse 20 Minutes.

La petite-fille qu’elle était aurait sûrement préféré émouvoir sur grand écran pour ses talents de comédienne, plutôt que pour la mise en scène de sa maladie. Pourtant, c’est bien son combat contre l’anorexie qui la révèle au grand public en 2007. Isabelle Caro, mannequin et diplômée du cours Florent, décide alors de médiatiser sa maladie, pour mettre en garde les jeunes filles et combattre ses démons. Difficile d’être une jeune femme comme les autres avec un physique atypique, tellement marqué par les restrictions alimentaires.

Une campagne qui défraye, qui effraie aussi. Isabelle s’associe avec la marque Nolita pour dire « No » à l’anorexie. Shootée par le photographe Oliviero Toscani, la jeune femme exhibe sans pudeur son corps décharné, abîmé. Sans fard. A l’époque, elle s’exprime ainsi: « Cette photo, c’est l’horreur. J’ai accepté de participer à cette campagne pour alerter les jeunes filles en leur montrant les dangers des régimes, des diktats de la mode, et les ravages de l’anorexie. Le but, c’est de choquer pour sensibiliser. Cette photo sans fard et sans maquillage ne me met pas en valeur. Le message est fort: j’ai du psoriasis, la poitrine qui tombe, un corps de personne âgée. » Un making-of choc avait été réalisé:

Ces clichés, exposés en pleine fashion week milanaise, marquent les esprits et dénoncent les excès des régimes imposés aux mannequins, et le culte ultime de la maigreur.
Isabelle Caro s’est éteinte le 17 novembre dernier, au Japon. Les causes de son décès n’ont pas été divulguées, mais elle avait été hospitalisée peu avant pendant quinze jours à cause d’une pneumopathie. A 28 ans, elle aura consacrée plus de la moitié de sa vie à lutter contre la maladie. Son livre La petite fille qui ne voulait pas grossir, sorti en 2008, en est le témoignage privilégié.

SOURCE : Pauline Gallard gala.fr

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Cette entrée a été publiée le 30 décembre 2010 à 14 h 10 min et est classée dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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