Ou j’ai bien pu mettre ma tête ?

Google serait-il dangereux ? C’est en substance la conclusion tirée par des psychologues américains, qui ont démontré l’impact du moteur de recherche sur le développement de la mémoire. Les chercheurs prétendent que les internautes ont plus facilement tendance à oublier les informations qu’ils retrouvent aisément sur Internet. Ainsi, Google, en tant que premier moteur de recherche est naturellement pointé du doigt, par cette étude, publiée dans la revue Science.

Menée par Betsy Sparrow, professeur de psychologie à l’Université de Columbia, les chercheurs ont placé des cobayes « devant des questions difficiles ». Ils ont immédiatement eu à l’esprit, le réflexe  » recherche google  » pour résoudre le problème.

Une seconde expérience consistant en la rédaction et l’enregistrement de documents sur l’ordinateur, a également permis de démontrer que les « cobayes » ne conservent aucune mémoire du contenu des documents, en revanche, ils se souviennent parfaitement de l’endroit où ils les ont rangés. Un phénomène que les chercheurs américains ont appelé « mémoire transactive. »

Selon Betsy Sparrow, principale auteur de cette étude, Internet s’est partiellement substitué aux livres et aux amis. Les psychologues américains estiment que notre rapport au web a modifié notre façon d’utiliser notre mémoire.

Ils tempèrent cependant ces conclusions et reconnaissent qu’il est trop tôt pour juger d’un impact réel sur le cerveau. Toutefois, nous pouvons facilement admettre qu’avec plus d’un milliard de visiteurs uniques chaque mois, Google a indubitablement bouleversé le quotidien de très nombreux internautes.

SOURCE : ATLANTICO – Betsy Sparrow
http://www.atlantico.fr/atlantico-light/google-remplace-memoire-145142.html

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Dans Phèdre, le philosophe Socrate se lamente… de l’invention de l’écriture. Ses arguments ne sont pas sans rappeler certaines conclusions de cette étude.

« Elle [l’écriture] ne peut produire dans les âmes, en effet, que l’oubli de ce qu’elles savent en leur faisant négliger la mémoire. Parce qu’ils auront foi dans l’écriture, c’est par le dehors, par des empreintes étrangères, et non plus du dedans et du fond d’eux-mêmes, que les hommes chercheront à se ressouvenir. Tu as trouvé le moyen, non point d’enrichir la mémoire, mais de conserver les souvenirs qu’elle a. Tu donnes à tes disciples la présomption qu’ils ont de la science, non la science elle-même. Quand ils auront, en effet, beaucoup appris sans maître, ils s’imagineront devenus très savants, et ils ne seront pour la plupart que des ignorants de commerce incommode, des savants imaginaires au lieu de vrais savants. »

On pourrait citer de nombreuses analyses similaires qui furent publiées à l’occasion de l’invention de l’imprimerie, de la radio ou de la télévision.

Lors de chaque évolution technologique majeure l’homme s’adapte à la nouvelle donne… mais certains le font moins bien que d’autres. Concrètement notre cerveau délaisse les activités devenues sans objet et dans le même temps crée de nouvelles fonctionnalités. C’est un processus darwinien classique mais qui s’accélère en raison des progrès fulgurants de ces dernières années.

SOURCE : YAHOO

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Cette entrée a été publiée le 26 juillet 2011 à 6 h 49 min et est classée dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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